AS MONACO : Thierry Henry entraîneur, c’est fait !

Après Zinedine Zidane, Didier Deschamps, Laurent Blanc et plus récemment Patrick Vieira à Nice, c’est un autre champion du monde 98 qui a décidé de franchir le pas pour endosser le costume d’entraîneur. Thierry Henry, 51 buts avec l’Équipe de France et 123 sélections, a donc décidé de s’engager à l’AS Monaco et ainsi de commencer à écrire les premières pages de sa nouvelle vie d’entraîneur. Et de connaître à son tour le quotidien de la vie d’entraîneur, entre stress et joie.

Comment relancer une équipe, dix-huitième de Ligue 1 et en manque total de confiance et de repère ? Voilà le challenge qui attend Thierry Henry depuis qu’il a décidé de poser ses valises sur le Rocher le plus célèbre de France. On a connu meilleures conditions pour faire ses débuts. Mais comme on dit, il faut bien commencer un jour… Et ce jour est arrivé donc pour l’ancien attaquant de l’Équipe de France. Bien que l’environnement et le cadre lui sera familier, lui qui a évolué à Monaco entre 1994 et 1999, Thierry Henry découvrira de nouveaux dirigeants, de nouvelles exigences, un nouvel effectif et surtout sera scruté de près par à peu près tout le monde. Autant dire que la marge d’erreur sera faible. L’attente de résultat rapide. Et la dose de stress importante. Mais c’est ce qui fait le charme de ce métier un peu fou en somme.

Parce qu’entraîneur, c’est connaître le succès puis d’un coup l’échec. Leonardo Jardim peut en attester. Arrivé à Monaco en 2014 pour succéder à l’italien Claudio Ranieri, il a presque voire tout connu avec Monaco.

Leonardo Jardim, un bilan satisfaisant

Pour sa première saison sous le soleil radieux de la Côte d’Azur, il n’a croisé le chemin de la défaite qu’à sept reprises en Ligue 1 et permis au club de la principauté de redorer son blason et de retrouver des altitudes jusqu’alors un peu oubliés par les supporters monégasques. De son aventure monégasque justement, le portugais peut en être fier. Alors que le titre de Champion de France semble inaccessible et réservé au Paris-saint-Germain voilà qu’il va sans sciller contrarier le colosse parisien en lui chipant le titre de Champion de France en 2017. Champion de France avec 95 points au compteur à la fin de l’exercice, huit points devant Paris classé deuxième, voilà de quoi satisfaire et rassasier Leonardo Jardim ?

Non, au contraire. L’ancien entraîneur du Sporting Portugal, fort de son titre de Champion de France amènera Monaco en Ligue des champions et à des hauteurs qui méritent d’être félicitées et soulignées. En atteste cette saison 2016-2017. Cette année-là, Leonardo Jardim ira jusqu’en demi-finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Après avoir éliminé Manchester City en huitième de finale, puis Dortmund en quart, voilà que Leonardo Jardim s’était ouvert les portes des demi-finales. Son adversaire, la Juventus ne lui fera aucun cadeau et éliminera le club de la Principauté. En s’imposant d’abord deux buts à zéro au match aller à Monaco puis en s’imposant deux buts à un à domicile.

En Championnat, la saison dernière, Monaco a fini deuxième avec 80 points, loin derrière le Paris-Saint-Germain et ses treize points d’avance certes. Mais le jeu pratiqué par les hommes de Leonardo Jardim était séduisant, posé et compris de tous. Les relations techniques entre les milieux de terrain et les attaquants étaient bien huilées. Tous jouaient ensemble la même partition. Alors, qu’à t-il bien pu arriver pour que la machine monégasque s’enraye d’un coup ?

La fuite des pièces maîtresses

Sans doute la fuite des cadres ou de joueurs considérés comme des pièces maîtresses de l’effectif. Quand on perd Kylian Mbappé (qui plus est parti directement tout droit à la concurrence au PSG ), Bernardo Silva (parti à Manchester City contre quelques cinquante millions d’euros), Fabinho (parti à Liverpool contre lui aussi quelques cinquante millions d’euros), ou encore Thomas Lemar (parti à l’Atletico de Madrid contre quelques soixante-douze millions d’euros.), forcément cela n’est pas sans conséquence. Et pose assez vite soucis. Parce que voilà, quand vous perdez des joueurs d’un tel calibre, reconnus pour leurs qualités techniques par presque toute l’Europe vous ne les remplacez pas comme ça du jour au lendemain. Et aujourd’hui, cela se voit.

Des résultats pas en adéquation avec le projet sportif

D’un coup, tous ces départs laissent alors un immense vide. Trop grand sans doute à l’heure où les Jordi Mboula, Antonio Barreca, Sofiane Diop ou encore Julien Serrano ne sont pas encore tout à fait aguerri, trop tendres encore pour certains qui découvrent tout juste la Ligue 1…

En composant avec un effectif différent des précédentes saisons, les résultats manquent à l’appel. Pourtant, la première journée de championnat avait bien commencé pour les monégasque. En s’imposant trois buts à un à Nantes, on s’était dit que finalement, peut-être que cette fuite de valeurs sûr n’impacterait pas tant que ça l’effectif monégasque. C’était être trop optimiste. En atteste la suite qui se révèlera être cauchemardesque pour le club du Rocher. Trois matchs nul contre Lille à domicile (0-0 pour le compte de la deuxième journée, puis à Toulouse (1-1 pour le compte de la cinquième journée) puis à domicile contre Nîmes (1-1). Cinq défaites. La première à Bordeaux (2-1 pour le compte de la troisième journée), puis à domicile contre Marseille (3-2 pour le compte de la quatrième journée), puis contre Angers toujours à domicile (0-1 pour le compte de la septième journée), puis à Saint-Etienne (2-0 pour le compte de la huitième journée) et enfin contre rennes à domiciles (2-1 pour le compte de la neuvième journée). Et aucune victoire…

Aussi compliqué en Ligue des Champions

Aucune victoire, cela est aussi valable en Ligue des Champions où Monaco s’est déjà incliné à deux reprises en deux matchs… Chutant d’abord à domicile contre l’Atlético deux buts à un puis en s’inclinant lourdement en Allemagne à Dortmund trois buts à zéro, les espoirs sont à présent minces pour voir les monégasque sortir des phases de groupes, eux qui pointent actuellement à la quatrième et dernière place de son groupe, avec déjà six points de retard sur l’Atletico et Dortmund, respectivement deuxième et premier du groupe…

C’est donc dans ces conditions, dans une crise de résultats sans précédent qui touche aujourd’hui Monaco que Thierry Henry va prendre les commandes du club. Avec pour objectif donc de redresser la barre et de ramener le club, actuel dix-huitième de Ligue 1 à des hauteurs qui lui correspondent mieux en Championnat. Et cela commence dès samedi prochain à 20h par un déplacement à Strasbourg. Et pourquoi pas commencer par une victoire, qui ferait grand bien à sa formation ?  C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

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