Rencontre avec Anne-Sophie Barthet : « En descente, tu vas osciller entre 90 km/h et 135 km/h. »

Plus jeune participante aux Jeux Olympiques de Turin en 2006, Championne de France Junior dans toutes les disciplines lors de la saison 2005-2006 et Championne de France de Super-Combiné en 2011, la skieuse Anne-Sophie Barthet a connu une carrière riche en émotions et en succès. Tout du long de cette interview, Anne-Sophie Barthet nous emmène à la rencontre de son sport. Et pose son regard sur sa carrière et sur ce qui a pu jalonner sa vie de sportive de haut niveau à laquelle elle a décidé de mettre un terme en 2019. Rencontre.

Tout d’abord, à quel âge avez-vous commencé le ski ?

J’ai commencé le ski au Club Med lorsque que j’avais trois – quatre ans.

Pourquoi vous êtes-vous dirigée vers ce sport ? Qu’est-ce qui vous a attiré ?

Jeune, je pratiquais déjà beaucoup d’autres sports. Ce n’est qu’à quatorze ans que j’ai décidé de faire du ski et de m’orienter vers la branche de haut niveau. Avant cela, je faisais du tennis, du golf, du patinage artistique, de la natation et du ski. J’avais quand même le choix. Et parmi tous ces sports, je me suis orientée vers le ski parce que c’est un sport d’extérieur. Contrairement à la patinoire ou à la natation où l’on tourne un peu dans le bocal.

La raison était aussi que c’est un sport sans juges. Le fait qu’il y ait cette impartialité du chrono, je trouve que cela permet d’éviter quand même pas mal d’injustices. Et en plus de ça, c’est quand même le sport je pense le plus accessible pour avoir des sensations de dingue !

La F1 doit être pas mal aussi, tout comme la Moto GP et tous les sports mécaniques, mais le coût est quand même bien plus élevé. 

Il y a une personne à qui vous pouvez dire merci, c’est votre maman. J’ai lu quelque chose de très touchant sur votre site où vous dîtes que le ski c’était tous les week-end et le mercredi après-midi quand vous étiez petite. Et c’était elle qui vous y conduisait tout le temps. Et pendant le trajet d’une heure trente, vous preniez vos repas et effectuait les changements de tenues.  Racontez-nous, quels souvenirs gardez-vous de ces moments à part ?           

Pour moi c’était la routine. Ce n’est que plus tard que tu te rends compte des sacrifices de tes parents. Un sportif, c’est par définition égoïste car tu penses d’abord à ton entraînement, à tes cours, et tu ne penses pas forcément à la logistique que cela implique derrière.

C’était plutôt un rituel. Effectivement, quand j’étais jeune, j’ai dû réaliser pas mal de sacrifices comme faire l’impasse sur pas mal de goûters d’anniversaires, sur pas mal de sorties cinéma. On peut dire que ce n’est quand même pas grand-chose car j’avais ma maman qui me prenait à la sortie du collège pour m’amener directement dans les Pyrénées. Lors de ces trajets, c’était branle-bas de combat. On déjeune, on fait les devoirs, on se change. Le mercredi était une journée un peu chargée.  

Quand on se prépare à démarrer une carrière de haut niveau, j’imagine que le choix du club va être déterminant pour le futur. Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir le club de Courchevel ?

Au tout début, le premier contact que j’ai eu dans les Alpes, c’était avec l’un des entraîneurs de Courchevel. Il y avait eu un Championnat de France lors de mes treize ans sur la première année minimes, la première année U14. C’est ce coach-là qui avait dit à ma maman et à mes entraîneurs : « il faut qu’elle parte dans les Alpes ».

Par la suite, lorsque les parents lâchent leurs enfants à 14 ans, ils essayent d’abord de trouver un lieu sûr. Les contacts qu’avaient ma maman dans les Alpes étaient à Méribel et non à Courchevel. C’est un peu la circonstance qui a fait que je suis partie dans les 3 Vallées parce qu’on a trouvé un coach à Courchevel qui a dit qu’il faut que je parte dans les Alpes.

Initialement je devais vraiment aller à Méribel. Seulement, là-bas, ils ne m’ont pas acceptée car je n’étais pas de la vallée. Je suis donc partie à Courchevel qui m’a tendu les bras et où j’ai effectué toute ma carrière. Ce qui s’avère en fin de compte être un bon choix car il s’agit du meilleur club de France !

Durant votre carrière, longue de quatorze saisons, vous avez disputé plusieurs compétitions sous différentes disciplines à savoir le Géant, le Slalom et le Combiné. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consistent ces trois disciplines et laquelle des trois préfériez-vous ?

Au tout début de ma carrière, je suis arrivée sur la Coupe du Monde, et je faisais toutes les disciplines. Et puis je me suis blessée gravement en descente. Ce qui a fait que j’ai ensuite fait l’essentiel de ma carrière sur Géant et Slalom. J’ai décidé de faire ce choix car je voulais un peu préserver mon capital santé. Et je suis revenue en toute fin de carrière sur le Combiné.

Le Combiné, c’est une discipline taboue car les descendeurs ont beaucoup de mal à s’entraîner en slalom. Un peu moins dans le sens du slalom avec les slalomeurs qui vont faire de la descente.

Mais c’est vrai que ce sont deux disciplines complétement antagonistes. Et le sport se professionnalisant, on a tendance à se respécialiser dans les disciplines techniques ou dans les disciplines de vitesse. D’où le fait que cette discipline soit un peu critiquée.

Mais pour autant, c’est la discipline la plus cool pour un skieur à mon avis. J’adorais toutes les disciplines que j’ai faites, mais je trouvais vraiment que c’était la plus sympa parce que je descendais la piste à 130km/h et que la descente et la vitesse c’est essentiellement maîtriser sa peur. C’est aussi faire de la visualisation, et laisser parler son ressenti et son touché de neige. C’est quelque chose qui est très conscient la descente.

Alors que le slalom c’est complétement instinctif. C’est-à-dire qu’on n’a pas de recours avant. Et les portes, c’est neuf mètres. Là pour le coup, on pose son cerveau et on laisse parler toutes les gammes. On laisse parler tout ce que son corps a ressenti durant toutes les gammes faites pendant l’été et l’automne. 

Je trouvais ça super de passer d’un mode à l’autre parce que ce sont des disciplines qui demandent des qualités différentes. Elles nous mettent dans un état au départ qui est différent.

Comment s’effectue le passage d’une discipline à l’autre en compétition lors d’une saison ? Les exigences j’imagine ne sont pas les mêmes suivant les disciplines que l’on pratique…

Le ski est génial dans le sens où lorsqu’on parle à n’importe quel entraîneur qui nous regarde en préparation physique et qui n’est pas forcément un préparateur physique de ski, il va dire : les skieurs, ce qui n’est pas croyable c’est que vous êtes excellents nulle part mais vous êtes bons partout (Rires).

Par exemple on va faire de l’athlétisme, on ira moins vite que des bobeurs qui eux sont très rapides. On aura une moins bonne détente que des basketteurs. Et parce que justement nos différentes disciplines requièrent de la force, de l’explosivité, de l’équilibre, cela va nous demander d’être bon partout. Et ce qui est aussi plutôt cool dans la préparation c’est que l’on ne s’embête jamais car on varie beaucoup nos entraînements justement. Ce qui nous permet de pouvoir switcher de discipline durant l’hiver. 

Laquelle est la plus technique ?

Sûrement le slalom. Par définition, bien-sûr il y a les disciplines techniques : le Géant et le Slalom. Mais le slalom, c’est très instinctif. Cela demande beaucoup d’exigence. Il faut vraiment que la technique soit en place pour que le jour de la compétition on puisse lâcher son cerveau.

Alors que pour la descente, on va être beaucoup plus sur de la prise de risques, de l’engagement et ce touché de neige qui est d’ailleurs souvent inné. Il se travaille aussi mais il est plutôt inné. D’ailleurs on voit plus facilement des slalomeuses et des techniciennes qui en fin de carrière passent sur de la vitesse plutôt que l’inverse.

La saison 2005-2006 est forte en émotions pour vous. Déjà, vous devenez la plus jeune participante aux JO de Turin. Sur quelles disciplines étiez-vous alignée ? Et quels souvenirs en gardez-vous ?

J’étais alignée sur le Géant, le Slalom et le Super-Combiné. Et quoiqu’on en dise, ça va paraître bizarre, mais je n’étais pas super contente d’aller aux Jeux olympiques (Rires).

A cette époque-là j’arrivais sur le circuit, j’avais un gros ego, j’avais une grosse confiance en moi. Et je considérais que si on allait aux Jeux Olympiques, c’était pour faire une médaille. Et j’estimais que mes résultats ne me permettraient pas de faire une médaille. Lorsque les gens me disaient que ça allait me servir pour le futur, pour l’expérience, j’avais du mal à comprendre la logique.

Voilà un peu l’esprit dans lequel j’étais. Moralité, je fais une assez bonne descente mais j’enfourche sur le slalom. Et je ne fais pas un super slalom en plus pour les Jeux Olympiques. Et je décide de ne pas prendre le départ du Géant. Maintenant, à posteriori, je peux me dire que c’était très intéressant pour mon expérience. Mais je ne l’ai pas forcément bien vécu à ce moment-là.

A l’époque, évoluer sous cette étiquette de plus jeune participante, était-il un statut difficile à appréhender pour vous ?

Non, ce n’était pas un statut difficile parce que comme je le disais, j’avais un gros ego et mon but était de gagner le gros Globe de Cristal. Donc ça passait par là, c’était presque normal.

Cela attise-t-il plus de curiosité du monde extérieur ?

Oui mais ça ne posait pas de soucis particuliers.

Comment se passe la vie aux Jeux Olympiques au quotidien ? Comment gère-t-on la pression d’un tel événement ?

Alors moi j’ai été nul aux Jeux Olympiques (Rires). Donc ce n’est pas moi qui vais dire que c’est génial, que c’est hyper simple. Effectivement il y a une pression supplémentaire parce qu’il y a une recrudescence un peu de l’activité médiatique sur les événements. Et puis moi j’ai eu le cas à Vancouver en slalom où techniquement parlant j’étais prête, à Sotchi aussi en Géant. Et pour autant je n’avais pas pu le montrer sur le début de saison. Au départ, je me liquéfie totalement sous la pression. C’est fou car c’est arrivé cinq minutes avant le départ ! Avant tout allait bien et d’un coup, plus rien !

Je n’ai jamais réussi à voir les Jeux Olympiques comme un jeu. Je me suis toujours mis un peu trop de pression vis-à-vis de l’évènement. Et sur les trois Jeux Olympiques sur les quatre que j’ai fait, je n’ai pas fait la cérémonie d’ouverture car les coaches voulaient nous permettre d’avoir moins de pression. Je pense que c’est un tort. Si les athlètes peuvent le faire, il faut qu’ils fassent la cérémonie d’ouverture pour prendre conscience que c’est un spectacle, que ce sont des Jeux. Et qu’eux vont être acteur de ce spectacle et qu’il faut jouer. 

Et puis, toujours au cours de cette même saison, vous devenez Championne de France Junior dans toutes les disciplines. Vous étiez-vous préparer à dominer la concurrence de cette forte belle manière ?

Oui (Rires) ! C’était une époque où moi je me sentais forte. Après quand je me suis blessée et que je suis revenue, j’ai vu que je n’étais plus la meilleure. Là j’ai vraiment pris un gros coup au moral. Et je n’ai jamais vraiment réussi à récupérer cette mentalité un peu de tueuse que j’avais.

En 2011, vous êtes Championne de France de Super-Combiné. Tout d’abord en quoi consiste cette discipline ? Et quels sont les principales difficultés de la pratique du Super-Combiné en compétition ?

Tu oscilles vraiment entre une reconnaissance et une visualisation et donc l’expérience des trajectoires. C’est une discipline qui se fait vraiment en pleine confiance. Alors que le slalom, c’est vraiment une discipline qui est instinctive, qui se joue sur la réaction, les réactions d’appuis. Et qui va demander à ce qu’on débranche complètement le cerveau.

A quelle vitesse allez-vous lors d’une descente en compétition ?

Alors on a déjà atteint plus vite que 130 km/h à Altenmarkt. Moi je crois que je n’ai jamais fait plus de 140 km/h. En descente, tu vas osciller entre 90 km/h et 135 km/h. A cette vitesse-là, avec nos skis, il ne faut pas non plus qu’il y ait de gros virages car y a les skis qui bougent quand même.

Ce qui laisse très peu de place à l’erreur… Justement, parfois, la carrière d’un athlète est aussi perturbée par des blessures. Vous allez connaître une terrible blessure le 8 décembre 2007. Une violente chute qui vous causera une grave blessure au genou. Vous allez mettre onze mois avant de pouvoir retrouver la compétition. Dans quelles conditions se sont déroulées cette course ?

Cette course a fait un peu polémique car les conditions qui étaient difficiles. Il neigeait beaucoup, ce qui a provoqué des chutes et des interruptions de course. Pour cette compétition, je suis passée après une interruption de course. Et vu qu’il neigeait beaucoup il y avait des lisseurs. Et par manque de vitesses, ils ont dû laisser en suspend une porte. Car il faut savoir que lorsqu’on lisse, on est en chasse-neige et dans la poudreuse, le chasse-neige, ça n’avance pas beaucoup… Ils n’avaient pas fait une ligne très large ou quoi que ce soit. Il y avait des filles qui ne prenaient pas le départ mais moi à cette époque-là, je n’étais pas encore assez mature pour me rendre compte des risques que je prenais.

Et moralité, je m’élance et je rentre dans cette porte qui est mal préparée. Je fonce droit dans la poudreuse et je me retourne le genou.

Comment gère-t-on cette période quand on est blessée en tant qu’athlète ?

Cela dépend en fait de l’état d’esprit dans lequel on est. Pour moi, heureusement, cette grosse blessure est arrivée assez tôt dans ma carrière. Et quand les chirurgiens me disent que je ne vais plus pouvoir reskier, cela me donne encore plus la gnac pour leur montrer qu’ils se sont trompés et que je vais pouvoir reskier.

Je pense que la façon dont l’athlète digère sa blessure, c’est en fonction de son état d’esprit au moment où il se blesse. C’est-à-dire que s’il est sur une pente ascendante de sa carrière, il va se dire que c’est un contre coup mais que ce n’est pas grave.

Si c’est une période qui est déjà difficile, il y a moyen que les premiers mois soient encore plus difficiles pour l’athlète. D’où le fait qu’il y ait beaucoup d’athlètes qui soient suivis psychologiquement au moment des blessures. C’est tout un processus de reconstruction.

Il faut accepter le fait que physiquement parlant on devienne nul. Il faut accepter aussi le fait de voir les autres continuer à progresser et de se dire que nous, techniquement parlant, on stagne.

Il faut trouver aussi la motivation en se créant de nouveaux objectifs par paliers. Parce que la blessure, ça marche par paliers. La guérison marche par paliers. C’est important de se mettre des objectifs de courts et de moyens termes pour toujours avoir une vision positive de la guérison.

Cela crée-t-il une appréhension lorsqu’on remonte sur des skis ensuite en compétition ?

Je suis effectivement revenue sur des skis au bout de onze mois. Mais mentalement parlant je pense que j’ai mis beaucoup plus de temps. Je pense même que je n’ai jamais vraiment retrouvé l’inconscience que j’avais au départ des descentes. Là, j’ai vraiment pris conscience de la prise de risque qu’on avait au départ des descentes.

Effectivement, pour une blessure où l’on a peu de séquelles, je pense qu’on retrouve très vite ses sensations et on peut très vite passer outre. Quand ton corps subit quelque chose et qu’il en garde des traces, il va y avoir un moment d’appréhension.

Et surtout il va y avoir une adaptation de ta technique, de ton physique, de toutes ces choses pour que la blessure soit oubliée. Mais par contre, il faut que les traces soient une partie inhérente de ton ski et de ton nouveau ski. Tu t’adaptes.

Quelle est la plus belle image que vous garderez en tête après votre retour en compétition ?

La plus belle image que je garde est une chose très simple. Lorsque je suis revenue, je me suis retrouvée sur de la poudreuse pour mon deuxième jour sur des skis. Autant te dire que lorsque tu t’es blessée à cause de certaines conditions et que tu remets le pied dans ces conditions-là, c’est assez difficile. Mais là, le fait de faire de la poudreuse, je me suis dit que tout se passera bien. C’était vraiment une émotion de bien-être.

Sinon, l’émotion la plus forte lorsque je reviens sur cette piste où je m’étais blessée où je fais un TOP 6 en Slalom deux ans plus tard. J’avais vraiment une revanche à prendre sur la piste.

Vous avez gagné 12 titres nationaux, quels sont vos meilleurs souvenirs en Équipe de France ? 

J’en ai pleins (Rires) ! Mon meilleur souvenir en Équipe de France est sans doute lors d’une compétition en Géant où je fais un TOP 6 aussi. C’était lors d’une Coupe du Monde en Allemagne où j’étais sixième. Et une de mes meilleurs potes termine cinquième. J’étais vraiment très heureuse de monter à la remise des prix sur le podium avec elle. 

Aujourd’hui retraitée, comment en tant qu’athlète arrive-t-on à prendre la décision de mettre un terme à sa carrière ?

Je pense que c’est hyper difficile de mettre un terme à sa carrière. C’est quelque chose qui se sent et qui se planifie. Je m’étais dit déjà depuis longtemps que les mondiaux 2019 allait être le moment où j’allais mettre un terme à ma carrière. la fin pour moi. Lors des J0 2018 je me blesse et c’est dans un premier temps ça qui aurait dû sonner le glas de ma carrière. Mais je pense que si j’avais arrêté en 2018, j’aurai été super malheureuse.

Super malheureuse car mes plans de sorties étaient contrecarrés et que j’aurai été un peu aigri de terminer dans un filet comme un poisson pourri. Terminer comme cela n’était pas possible.

C’est comme ça que je décide de faire une saison supplémentaire en 2019, alors que vraiment je skie sur une jambe, après une intervention à la cheville avec des vis.

Mais par contre je pars en paix. Car lorsque qu’un athlète prend sa retraite de façon paisible c’est le moment où il sent soit qu’il n’a plus le physique, où qu’il n’a plus le mental pour se lever le matin et donner le meilleur de soi pour progresser chaque jour. Où qu’il n’a plus le niveau. A un moment donné ce n’est plus marrant de se prendre des claques. Ce n’est pas pour ça que tu fais ton sport.

Comment avez-vous effectué votre reconversion ?  Et que pouvons-nous vous souhaiter à présent ?

J’ai intégré le cabinet de conseil qui s’appelle EY et j’ai essayé d’enrôler deux, trois personnes pour du moins m’intégrer dans une équipe pour qu’on essaie de créer une offre qui soit à destination de la montagne. Parce que partout où je vais, je vais essayer de mettre un peu de ski et un peu de montagne (Rires). Essayer de créer une offre pour le sport et la montagne en général.

Ma deuxième passion est l’hôtellerie. Et j’aimerai bien dans un avenir à moyen terme faire quelque chose autour de ça et de tous ces nouveaux concepts qui sortent autour de l’hôtel. C’est quelque chose qui me branche bien.

La reconversion s’est faite assez rapidement mais je pense que c’est très compliqué pour un athlète. Il faut bien la préparer parce que soit on a vraiment un hobbie pendant sa carrière qui devient une seconde passion et dans laquelle on peut se reconvertir assez rapidement.

Il faut qu’un athlète, quand il termine, il ait tout de suite un nouvel objectif sur lequel rebondir parce que sinon la dépression peut très vite arriver.

Il y a aussi beaucoup de repères qui changent. Même tous les repères à vrai dire. Il faut que l’athlète ait en ligne de mire un objectif à court moyen long terme, comme une guérison de blessure, pour pouvoir se réinventer dans autre chose.

Propos recueillis par Alexandre HOMAR.

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